STANDING COMMITTEE ON PROCEDURE
AND HOUSE AFFAIRS
COMITÉ PERMANENT DE LA PROCÉDURE
ET DES AFFAIRES DE LA CHAMBRE
TÉMOIGNAGES
[Enregistrement électronique]
Le jeudi 24 février 2000
• 1144
[Traduction]
Le président (M. Derek Lee (Scarborough—Rouge River, Lib.)): La
séance est ouverte. Nous avons maintenant quorum. Monsieur
Godin, je vous remercie d'être venu.
Collègues, nous examinons le rapport du Sous-comité des
affaires émanant des députés portant sur l'Église Morave
d'Amérique. M. Jordan, qui est membre du sous-comité, sera en
mesure de nous éclairer à ce sujet.
Monsieur Jordan, pouvez-vous nous expliquer la teneur du
projet de loi et le processus?
M. Joe Jordan (Leeds—Grenville, Lib.): Certainement.
Il est rare que nous soyons appelés à traiter d'un projet de
loi privé par opposition à un projet de loi d'initiative
parlementaire. Cela se produit lorsque certaines organisations ont
été constituées sous le régime de la loi fédérale par une loi du
Parlement. En l'occurrence, il s'agit d'une organisation religieuse
qui demande une modification de sa loi constitutive. Étant donné
que cette organisation a été constituée en vertu d'une loi fédérale
au siècle dernier, ses dirigeants doivent en faire la demande au
Parlement.
• 1145
La demande a dû être présentée sous forme de projet de loi
privé parrainé au Sénat. Il arrive maintenant à la Chambre des
communes parrainé, si je ne m'abuse, par M. Johnston du Parti
réformiste.
C'est une mesure plutôt simple. Essentiellement, on demande au
Parlement de supprimer le plafond relatif aux biens immobiliers que
l'Église est autorisée à posséder. Au fil des ans, ce plafond a été
ajusté. À l'origine, je crois qu'il était de 50 000 $ et qu'il est
passé ensuite à 500 000 $. Maintenant, on demande que ce plafond
soit supprimé. Il s'agit donc d'une question administrative, mais
je répète que nous sommes en présence d'un cas rare en ce sens que
c'est en raison des modalités de sa constitution en société que
cette organisation doit demander au Parlement de tels changements.
L'Église réclame une autre chose. D'ailleurs, elle le réclame
depuis 1993. Malheureusement, le sénateur qui parrainait cette
demande au Sénat est décédé. Cette requête a déjà été inscrite dans
la Gazette et on avait prévu une période de temps pour les
commentaires. Il n'y a eu aucun commentaire. Essentiellement, la
disposition réclamée permettrait à cette organisation de se
soustraire à l'obligation de passer à nouveau par cette procédure
car il y a des coûts qui y sont associés. Nous en avons discuté
longuement au sous-comité hier.
Le président: D'accord. Le sous-comité juge que la procédure
est appropriée, que le projet de loi est recevable et que nous
pouvons adopter l'ébauche du rapport, dont la substance émane du
sous-comité. Vous avez l'ébauche de rapport devant vous, collègues.
Est-il nécessaire d'examiner plus à fond cette procédure?
Personnellement, je ne le crois pas.
Pourrions-nous demander au greffier ou au recherchiste de nous
confirmer que la procédure est conforme au Règlement ainsi qu'aux
usages passés?
M. James Robertson (recherchiste du comité): Oui, c'est exact.
Le président: Merci.
Premièrement, Mme Catterall, suivie de Mme Parrish.
Mme Marlene Catterall (Ottawa-Ouest—Nepean, Lib.): J'ai une
brève question. Je voudrais savoir si cela ne risque pas de créer
un précédent.
M. James Robertson: Je ne crois pas que cela crée un
précédent. En fait, cette procédure n'a pas été utilisée depuis les
années 60. Par conséquent, il est très rare que ce genre de
problème survienne.
Mme Marlene Catterall: Mais elle a déjà été utilisée?
M. James Robertson: Oui.
Mme Marlene Catterall: Merci.
Le président: Madame Parrish.
Mme Carolyn Parrish (Mississauga-Centre, Lib.) Dans l'intérêt
des personnes qui présentent cette demande, je me rallierai au
comité, mais je trouve scandaleux qu'il n'y ait aucun député
réformiste présent pour présenter ce projet de loi étant donné que
c'est ce parti qui le parraine. Je trouve fort inhabituel que notre
gouvernement doive constamment passer l'éponge sur ce genre de
comportement et faire en sorte que les choses continuent de
progresser avec diligence, alors que tout le reste est bloqué ici.
Vous pouvez ravaler votre sourire. Ce n'est pas amusant. En
fait, j'aimerais voter contre le projet de loi.
Le président: D'accord. Le but est de...
Mme Carolyn Parrish: Je propose de reporter cela jusqu'à ce
qu'un membre du Parti réformiste soit présent.
Je suis désolée, monsieur le président. Ce sourire m'a
irritée.
Le président: Nous allons entendre M. Jordan.
M. Joe Jordan: Je comprends madame Parrish, mais le projet de
loi a été parrainé au Sénat par le sénateur Nick Taylor. En fait,
je ne pense pas que ce soit une mesure législative de nature
sectaire. Le sous-comité a choisi la personne qui allait le
présenter à la Chambre des communes sur une base géographique et
non sur une base idéologique.
En fait, cette organisation relieuse a déjà dû franchir de
nombreux obstacles pour essayer de régler le problème, et je ne
voudrais pas qu'elle soit prise en otage. Je ne pense pas que
quiconque puisse se faire de capital politique avec cette affaire.
Il s'agit simplement d'une mesure administrative. J'invite donc
instamment ma collègue à reconsidérer sa décision.
Mme Carolyn Parrish: Si la décision était retardée jusqu'à
mardi, est-ce que ce serait la fin du monde pour ce groupe?
M. Joe Jordan: Je m'en remets au greffier à ce sujet.
M. James Robertson: Non. Le débat est prévu pour le 10 mars.
Mme Carolyn Parrish: Je propose de retarder l'examen de la
motion.
Le président: Une motion en ce sens a-t-elle été présentée? Je
ne le pense pas.
• 1150
Mme Parrish propose que nous reportions l'examen à la
prochaine séance.
M. Jerry Pickard (Chatham—Kent Essex, Lib.): Cela semble vous
inquiéter, monsieur le président. Y a-t-il une raison de
s'inquiéter davantage?
Le président: La présidence considère simplement qu'il serait
efficace de régler une affaire qui n'a pas une grande importance,
une affaire déjà examinée par le sous-comité.
M. Jerry Pickard: Nous empêchons le comité d'aller de l'avant.
Merci.
Le président: Il serait efficace de régler un point à l'ordre
du jour lorsque les autres affaires semblent progresser lentement.
C'est l'opinion de la présidence.
Madame Catterall.
Mme Marlene Catterall: Je signale, monsieur le président,
qu'étant donné que nous n'avons pas un quorum suffisant pour
prendre des décisions, le report de la question est automatique.
Le président: Merci, madame Catterall. La présidence avait vu
un quorum. Malheureusement...
M. Jerry Pickard: Une fois que la question est soulevée, ce
n'est plus...
Le président: D'accord. J'accepterai une motion d'ajournement.
Mme Marlene Catterall: Nous pouvons continuer et entendre le
témoin, n'est-ce pas?
M. Gar Knutson (Elgin—Middlesex—London, Lib.): Allons-nous
adopter le rapport?
Le président: Les députés semblent partagés sur un certain
nombre de questions.
M. Jerry Pickard: Il n'y pas quorum. Je pense que la
présidence a reconnu ce fait.
Le président: Étant donné que la présidence avait vu plus tôt
un quorum, que veulent faire les députés pour le reste de la
séance? Que souhaitez-vous faire maintenant?
Mme Marlene Catterall: Je propose que nous passions à l'examen
de l'autre point à l'ordre du jour et que nous entendions le
greffier à titre de témoin aujourd'hui, monsieur le président.
Le président: Souhaitez-vous reporter le premier point à
l'ordre du jour? Soit. Nous n'allons pas traiter du premier point
à l'ordre du jour. Nous allons passer au second.
Nous avons avec nous le greffier, M. Marleau, et il nous reste
approximativement dix minutes pour examiner ses recommandations.
Monsieur Knutson.
M. Gar Knutson: J'invoque le Règlement. N'est-il pas un peu
ridicule de... Je suppose que nous allons consacrer plus de dix
minutes à ce sujet, mais nous devrons nous interrompre pour aller
voter. Il ne me semble pas très logique de commencer une chose que
nous ne pourrons terminer. Pourquoi ne pas simplement ajourner pour
le lunch?
Le président: Merci, monsieur Knutson.
Un groupe ne veut pas discuter de la question, un autre
invoque l'absence de quorum et maintenant un troisième juge toute
l'affaire ridicule. Je suis disposé à accepter une motion
d'ajournement.
M. Jerry Pickard: Je propose cette motion.
Des voix: D'accord.
Le président: La séance est levée.