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The Standing Joint Committee for
the Scrutiny of Regulations has the honour to present its
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Le Comité mixte permanent d’examen
de la réglementation a l’honneur de présenter son
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THIRD
REPORT
(Report No. 73 - Broadcasting Licence Fees)
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troisiÈME rapport
(Rapport no 73
–Droits de licence de radiodiffusion)
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In accordance with the general
Order of Reference approved by the Senate on December 5, 2002 and the House
of Commons on November 26, 2002, the Joint Committee wishes to inform the
Houses of its concern with the use made of the statutory authority to impose
fees granted by Parliament in section 11 of the Broadcasting Act,
S.C.1991, c.11.
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Conformément à l’ordre de renvoi
général approuvé par le Sénat le 5 décembre 2002 et par la Chambre des
communes le 26 novembre 2002, le Comité mixte désire informer les deux
Chambres de ses préoccupations concernant l’utilisation faite du pouvoir
légal de fixer des droits conféré par le Parlement à l’article 11 de la Loi
sur la radiodiffusion, L.C. 1991, ch.11.
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In recent years, there has been a
significant increase in the frequency with which Parliament has delegated fee
charging authority in federal legislation and a corresponding increase in the
number of instruments imposing various fees or charges for purposes of cost
recovery. According to testimony offered by officials from the Treasury
Board, revenues accruing from user charges
have reached about $4 billion annually. By 1998-99, there were 391 user–charge programs in 47
departments or agencies that brought in revenues representing about 2.4% of
total government revenues. While not large in absolute terms, user charges
nevertheless represent a significant percentage of the operating costs of
some department or agencies.
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Au
cours des dernières années, la fréquence à laquelle le Parlement a délégué le
pouvoir d’imposer des droits dans des lois fédérales a considérablement
augmenté et le nombre de textes législatifs prévoyant l’imposition de droits
ou de frais à des fins de recouvrement des coûts a augmenté en conséquence.
Selon les témoignages de représentants du Conseil du Trésor, les recettes
provenant des frais d’utilisation s’élèvent à environ 4 milliards de dollars
par an. En 1998‑1999, 391 programmes de frais d’utilisation répartis
dans 47 ministères ou organismes ont rapporté des sommes représentant environ
2,4% des recettes totales de l’État. Même s’ils ne sont pas considérables en
termes absolus, les frais d’utilisation représentent néanmoins un pourcentage
important des coûts de fonctionnement de certains ministères ou organismes.
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The federal Cost Recovery and
Charging Policy1 was most recently the subject of a review by
the House of Commons’ Standing Committee on Finance, who reported their
findings in June of 2000 in a report titled Challenge for Change: A Study of Cost Recovery.2 A number of
parliamentarians have expressed concerns that user fees and charges are used
in lieu of taxation. The Standing Committee on Finance, in its report,
referred to the
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Le Comité permanent
des finances de la Chambre des communes a examiné récemment la Politique
sur le recouvrement des coûts et la tarification1 et a
transmis les résultats de son examen en juin 2000 dans le rapport Nouvelle
orientation: Étude sur le recouvrement des coûts.2 Le fait que
des droits et des frais d’utilisation puissent être utilisés en remplacement
d’impôts préoccupe un certain nombre de parlementaires. Dans son rapport, le
Comité permanent des finances a indiqué que
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“… lack of Parliamentary accounta-bility in setting and collecting
user charges, which annually amount to several billion dollars. Since, like
taxes, user charges can have a substantial effect on productivity, prosperity
and innovation, it is important that Parliament have an effective way of monitoring
the introduction of new charges and increases in existing charges. Parliament
should also monitor the effects of existing charges”.
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«… les ministères ne rendent pas compte au Parlement de la façon dont
ils fixent et collectent les frais d’utilisation, lesquels représentent
plusieurs milliards de dollars. Puisque, comme les taxes, les frais
d’utilisation peuvent avoir des effets considérables sur la productivité, la
prospérité et l’innovation, il est important que le Parlement dispose d’un
moyen réel de surveiller la mise en place de nouvelles tarifications, de même
que les augmentations des tarifs déjà existants. Il y également lieu que le
Parlement contrôle les effets des frais imposés».
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The same report acknowledged that while “the raison
d’être of user charges is supposed to be improved efficiency of
government-provided services, and not revenue generation, the [Standing
Committee on Finance] heard evidence that revenue generation was a major
factor in the design of these fees.” One witness bluntly informed the
Committee that “fees have become taxes”.
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Dans ce même rapport, le Comité reconnaissait que «
la raison d’être des frais d’utilisation est censée être d’améliorer
l’efficience des services fournis par le gouvernement, et non pas de produire
des recettes. Pourtant, selon certains témoins, la production de recettes
était un facteur majeur dans la définition des frais ». Un témoin a dit
carrément au Comité que les frais étaient devenus des impôts.
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Your Committee feels
that these concerns are illustrated by the fees imposed by Part II of the Broadcasting
Licence Fee Regulations, 1997.
Under section 11 of the Broadcasting Act, the Canadian
Radio-television and Telecommunications Commission is authorized, with the
approval of the Treasury Board, to “make regulations establishing schedules
of fees to be paid by licensees of any class”. This authority was used to
establish fees known as Part I licence fees and fees known as Part II licence
fees. The information provided to the
Joint Committee by officials from the CRTC and Industry Canada indicates that
licence fees collected by the CRTC are well in excess of costs incurred by
the Commission. In 2002-2003, a total of $23.1 million was collected in Part
I licence fees and $92 million was collected in Part II licence fees. The Part I fees cover the operating costs
of the CRTC. Of the $92 million
collected in Part II licence fees, some $10.3 million are said to represent
the costs to Industry Canada of managing the radio frequency spectrum,
leaving a total of $81.7 million in general revenues that go into the
Consolidated Revenue Fund.
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De l’avis du Comité, les frais
imposés par la partie II du Règlement de 1997 sur les droits de licence de
radiodiffusion viennent
illustrer ces préoccupations.Aux termes de l’article 11 de la Loi
sur la radiodiffusion, le Conseil de la radiodiffusion et des
télécommunications canadiennes peut, avec l’approbation du Conseil du Trésor,
«fixer les tarifs des droits à acquitter par les titulaires de licences de
toute catégorie». Ce pouvoir a été utilisé pour établir des frais désignés
comme les droits de licence de la partie I, ainsi que des frais désignés
comme les droits de licence de la partie II. Selon les renseignements que le
Comité mixte a obtenus des représentants du CRTC et d’Industrie Canada, les
droits de licence perçus par le CRTC dépassent largement les coûts engagés
par le Conseil. En 2002‑2003, 23,1 millions de dollars ont été
recueillis au total en droits de licence de la partie I, et 92 millions de dollars en droits de
licence de la partie II. Les droits de la partie I couvrent les coûts de
fonctionnement du CRTC. On estime que, sur les 92 millions de dollars perçus
en droits de licence de la partie II, Industrie Canada utilise environ 10,3
millions de dollars pour couvrir les coûts de la gestion du spectre des
radiofréquences, et que des recettes totales de 81,7 millions de dollars vont
au Trésor.
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The recent decision of the Supreme
Court of Canada in Re Eurig Estate3 provides a useful
summary of the factors which a court may use to determine whether a fee is a
tax. If that finding is made, then an express delegation of taxing authority
must be found to have been made by the legislature. According to the Supreme
Court, a fee may be found to constitute a tax when
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La décision rendue récemment par
la Cour suprême dans la Re succession Eurig3 résume bien
les facteurs qu’un tribunal peut invoquer pour déterminer si des frais
constituent une taxe. S’il est établi que des frais sont effectivement une
taxe, il faut qu’il y ait eu délégation expresse du pouvoir de taxation par
le Parlement. Selon la Cour suprême, il peut être déterminé que des frais
constituent des taxes lorsque ces frais:
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- it
is enforceable by law
- it is imposed under the authority of the
legislature
- it
is levied by a public body
- it
is intended for a public purpose
- there is no nexus or reasonable connection
between the quantum charged and the cost of providing the relevant service.
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- les frais sont exigés par la loi
- ils sont imposés sous l’autorité de la
législature
- ils sont perçus par un organisme public
- ils sont perçus pour une fin d’intérêt
public il n’existe pas un rapport raisonnable entre la somme exigée et le
coût du service fourni
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The Joint Committee considers that many of these
criteria appear to apply to the Part II licence fees imposed by the Broadcasting
Licence Fee Regulations, 1997. These fees, once again, generate some
$81.7 million that are treated as general revenues by the government and
these monies may end up being used for purposes having nothing to do with the
broadcasting industry or the costs of regulating that industry. Viewed from
the perspective of the taxpayer and using the above criteria, this fee regime
might prove vulnerable to legal challenge. Leaving aside the issue of whether
or not the Part II licence fees constitute an unlawful tax, the Committee is
of the opinion that the size of the general revenues that accrue to the
government from the imposition of these fees discloses an urgent need for
adjustments to the current fee structure.
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Le Comité mixte
considère que bon nombre de ces critères semblent s’appliquer aux droits de
licence de la partie II imposés par le Règlement de 1997 sur les droits de
licence de radiodiffusion. Ces frais, rappelons-le, génèrent des recettes
d’environ 81,7 millions de dollars qui sont traitées par le gouvernement
comme des recettes générales et qui pourraient être utilisées à des fins
n’ayant rien à voir avec l’industrie de la radiodiffusion ou les coûts de
réglementation de cette industrie. Du point de vue du contribuable et compte
tenu des critères énoncés ci-haut, ces droits pourraient prêter flanc à une
contestation judiciaire. Mais au-delà de la question de savoir si les droits
de licence de la partie II constituent ou non une taxe illégale, le Comité
estime que l’ampleur des recettes générales que tire le gouvernement de
l’imposition de ces droits fait ressortir l’urgent besoin d’apporter des
rajustements au barème actuel des droits.
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Generally, the Joint Committee believes that the use
made of the authority given by Parliament in section 11 of the Broadcasting
Act in the case of the Part II licence fees serves to emphasize that
parliamentarians need to exercise caution when granting fee charging
authority and that efforts to develop a better legal framework of
accountability for the exercise of fee charging authority should be
pursued. In this regard, the
Committee has taken note of the recent adoption by the House of Commons of
Bill C-212, titled An Act respecting user fees. Without pronouncing on
the merits of this particular legislative initiative, which is now under
examination in the Senate, the Committee notes that it seeks to provide the
sort of legal framework that will be required if Parliament is to maintain
its traditional control over the imposition of charges on the people and the
raising of revenue, whether this be through traditional taxes or though
regulatory fees and charges.
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En général, le
Comité mixte croit que l’utilisation faite du pouvoir conféré par le
Parlement à l’article 11 de la Loi sur la radiodiffusion, dans le cas
des droits de licence de la partie II, montre bien l’importance, pour les
parlementaires, de faire preuve de prudence lorsqu’ils accordent des pouvoirs
de tarification et la nécessité de poursuivre les efforts pour établir un
meilleur cadre juridique pour la reddition de comptes par les détenteurs du
pouvoir de tarification. À cet égard, le Comité a pris note de l’adoption
récente, par la Chambre des communes, du projet de loi C‑212 intitulé Loi
concernant les frais d’utilisation. Sans se prononcer sur le bien-fondé
de cette mesure législative dont le Sénat est actuellement saisi, le Comité
constate qu’elle vise à établir le genre de cadre juridique qui sera requis
si le Parlement veut conserver son contrôle traditionnel sur l’imposition de
frais et la production de recettes, que ce soit au moyen d’impôts
traditionnels ou au moyen de frais ou de droits réglementaires.
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Notwithstanding
Standing Order 109 of the House of Commons, the Committee requests that the
Government table a comprehensive response to this report within 30 days.
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Nonobstant
l’article 109 du Règlement de la Chambre des communes, votre Comité demande
au gouvernement de déposer dans les 30 jours une réponse globale au présent
rapport.
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A copy of the relevant Minutes
of Proceedings and Evidence (Issue
No. 11, Second Session, Thirty-seventh Parliament) is tabled in
the House of Commons.
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Un exemplaire des Procès‑verbaux et
témoignages traitant de la question (Fascicule
ns 11, Deuxième session, Trente-septième législature) est
déposé à la Chambre des communes.
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Respectfully submitted,
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Respectueusement soumis,
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Le co-président
Gurmant Grewal
Joint Chair
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