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Publications - 15 juin 2011
 

41e LÉGISLATURE, 1re SESSION

Comité permanent des finances


TÉMOIGNAGES

TABLE DES MATIÈRES

Le mercredi 15 juin 2011




1825
V         Le président (M. James Rajotte (Edmonton—Leduc, PCC))
V         Mme Jane Pearse (directrice, Division des institutions financières, ministère des Finances)
V         Mme Ling Wang (conseillère exécutive, Direction de la politique du secteur financier, ministère des Finances)
V         Le président
V         Mme Peggy Nash (Parkdale—High Park, NPD)
V         Mme Jane Pearse
V         Mme Peggy Nash
V         Mme Jane Pearse
V         Mme Peggy Nash
V         Mme Jane Pearse
V         Mme Peggy Nash
V         Mme Jane Pearse
V         Mme Peggy Nash

1830
V         Mme Jane Pearse
V         Le président
V         Mme Peggy Nash
V         Le président
V         Mme Cathy McLeod (Kamloops—Thompson—Cariboo, PCC)
V         Mme Jane Pearse
V         Le président
V         M. Wayne Marston (Hamilton-Est—Stoney Creek, NPD)
V         Mme Jane Pearse
V         M. Wayne Marston
V         Mme Jane Pearse
V         M. Wayne Marston
V         Mme Jane Pearse
V         M. Wayne Marston
V         Mme Jane Pearse

1835
V         M. Wayne Marston
V         Mme Jane Pearse
V         M. Wayne Marston
V         Mme Ling Wang
V         Le président
V         Mme Shelly Glover (Saint-Boniface, PCC)
V         Mme Jane Pearse
V         Mme Shelly Glover
V         Mme Jane Pearse
V         Mme Shelly Glover
V         Mme Jane Pearse
V         Mme Shelly Glover
V         Le président
V         L'hon. Judy Sgro (York-Ouest, Lib.)
V         Mme Jane Pearse
V         Le président









Comité permanent des finances


NUMÉRO 002 
l
1re SESSION 
l
41e LÉGISLATURE 

TÉMOIGNAGES

Le mercredi 15 juin 2011

[Enregistrement électronique]

*   *   *

  + (1825)  

[Traduction]

prochaine intervention 

Le président (M. James Rajotte (Edmonton—Leduc, PCC)):
    Je déclare la séance ouverte.

    Comme notre temps est très limité, je pense qu'il vaut mieux que nous passions tout de suite aux questions.

    Nous pourrions d'abord laisser nos témoins se présenter.

    Mme Pearse, est-ce que vos collègues et vous pourriez vous présenter?

prochaine intervention intervention précédente

Mme Jane Pearse (directrice, Division des institutions financières, ministère des Finances):
    Je m'appelle Jane Pearse et je suis directrice de la Division des institutions financières au ministère des Finances.

prochaine intervention intervention précédente

Mme Ling Wang (conseillère exécutive, Direction de la politique du secteur financier, ministère des Finances):
    Je suis Ling Wang, chef de la section du financement au logement, Division des institutions financières, ministère des Finances.

prochaine intervention intervention précédente

Le président:
    Merci.

    Mme Nash va commencer. Veuillez répondre le plus brièvement possible, car elle ne dispose que de cinq minutes.

    Madame Nash.

prochaine intervention intervention précédente

Mme Peggy Nash (Parkdale—High Park, NPD):
    Je tiens d'abord à vous remercier d'être ici et d'avoir attendu sans être certaines que nous allions pouvoir vous poser des questions.

    Ma question concernant la partie 7 de la Loi d'exécution du budget porte sur l'assurance hypothécaire. Pourquoi cet article est-il nécessaire? Pourquoi la SCHL, qui existe maintenant et qui est, d'après ce que je comprends, une société d'État dont les Canadiens connaissent le fonctionnement...? Elle nous a placés en bonne position malgré les fluctuations du marché. Qu'est-ce que la SCHL ne peut pas faire qui oblige les assureurs privés à venir exercer cette fonction pour les Canadiens?

prochaine intervention intervention précédente

Mme Jane Pearse:
    Depuis de nombreuses années, probablement depuis les années 1980, on offre des assurances hypothécaires privées au Canada. On a pris la décision de donner à la SCHL un mandat commercial pour offrir de l'assurance hypothécaire et de permettre aux assureurs hypothécaires privés d'accéder à ce marché. Un certain nombre d'assureurs hypothécaires privés sont donc entrés sur le marché au cours des 20 ou 30 dernières années.

    Ce projet de loi convertis les contrats qui existent entre le gouvernement et chaque assureur hypothécaire privé en une mesure législative. Il annule ces contrats en cours et situe ces assureurs hypothécaires privés dans un cadre législatif. Les Canadiens et les assureurs hypothécaires privés sauront plus clairement quel cadre a été mis en place pour eux au Canada. Cela ne modifie pas la part de marché de l'assurance hypothécaire privée au Canada par rapport au régime public ou à l'assurance hypothécaire de la SCHL. Les assureurs hypothécaires privés et la SCHL se partagent actuellement le marché.

    Cela ne modifie donc pas cette répartition, mais permet d'introduire les contrats privés existants dans une mesure législative.

prochaine intervention intervention précédente

Mme Peggy Nash:
    Mais on nomme ici certaines sociétés. S'agit-il des seules sociétés privées qui...?

    Vous dites qu'en fait, ce n'est pas un changement et que cela codifie ce qui se fait déjà.

prochaine intervention intervention précédente

Mme Jane Pearse:
    Oui.

prochaine intervention intervention précédente

Mme Peggy Nash:
    S'agit-il des deux ou trois seules sociétés qui sont...

prochaine intervention intervention précédente

Mme Jane Pearse:
    En fait, on nomme davantage de sociétés dans cette mesure législative qu'il y en a qui offrent actuellement de l'assurance hypothécaire privée au Canada. Un contrat avait été rédigé dans le passé, et cet article du projet de loi ferait en sorte que tous les contrats ayant été rédigés soient annulés.

    Il y a actuellement deux sociétés qui offrent de l'assurance hypothécaire privée au Canada.

prochaine intervention intervention précédente

Mme Peggy Nash:
    Quelles sont ces deux compagnies?

prochaine intervention intervention précédente

Mme Jane Pearse:
    Il s'agit de Genworth Canada et de Canada Guaranty.

prochaine intervention intervention précédente

Mme Peggy Nash:
    D'accord. Ce sont celles qui sont nommées ici, dans les définitions.

    Quelle serait la responsabilité des Canadiens en ce qui concerne les activités de ces assureurs privés? D'après ce que je comprends, ils sont installés aux États-Unis. Quelle serait la responsabilité des Canadiens quant à leurs activités, advenant un dépassement de la capacité de ces sociétés sur le plan de l'assurance?

  + -(1830)  

prochaine intervention intervention précédente

Mme Jane Pearse:
    Dans le cadre de cette mesure législative, le gouvernement offrira une garantie de 90 p. 100 en mesure d'appui. Si un assureur hypothécaire privé fait faillite, le gouvernement offrira un soutien de 90 p. 100 pour l'assurance hypothécaire qui a été garantie par cette société. Il s'agirait de la responsabilité en cours.

    Afin de garantir cette responsabilité, le gouvernement, par l'entremise du Bureau du surintendant des institutions financières, exige que toutes les institutions financières du Canada détiennent des capitaux propres à l'égard des risques. On exige ces fonds des assureurs hypothécaires privés.

    De plus, ce projet de loi prévoit que le ministre des Finances pourra exiger que les assureurs hypothécaires privés détiennent encore plus de capitaux pour prendre en compte expressément la garantie fournie par le gouvernement.

    Il y a donc divers niveaux de protection, si vous voulez, ou de tampons. Il n'y a jamais de garantie, mais il y aurait des tampons, de sorte que si une institution financière subit la pression exercée par le marché, elle pourrait compter sur ce capital, en principe, avant de cesser ses activités.

prochaine intervention intervention précédente

Le président:
    À moins qu'il y ait consentement unanime, il nous faut suspendre la séance, car la sonnerie d'appel se fait entendre.

    Je souhaite obtenir votre avis. Souhaitez-vous poursuivre les questions encore cinq ou dix minutes ou revenir après le vote?

prochaine intervention intervention précédente

Mme Peggy Nash:
    Nous pouvons prendre cinq minutes. Nous sommes juste à côté.

prochaine intervention intervention précédente

Le président:
    La sonnerie dure 15 minutes. D'accord, j'ai le consentement.

    Ce sera Mme McLeod, puis M. Marston.

    Allez-y très brièvement, s'il vous plaît, madame McLeod.

prochaine intervention intervention précédente

Mme Cathy McLeod (Kamloops—Thompson—Cariboo, PCC):
    Je crois qu'au fond, vous cherchez à accroître la transparence. Peut-être pourriez-vous nous en parler brièvement.

    Serait-ce la première fois au Canada qu'on rendrait ces contrats entièrement transparents grâce à une loi?

prochaine intervention intervention précédente

Mme Jane Pearse:
    Les contrats se font habituellement privément entre les deux parties contractantes. Il s'agit d'un document privé, à moins que l'une des deux parties décide de montrer le contrat à une tierce partie.

    Et oui, le fait que cette mesure législative remplacera les contrats privés fera en sorte qu'on saura plus précisément quelles sont les dispositions individuelles prises avec les deux assureurs hypothécaires privés. Cela pourrait éclairer les prêteurs et emprunteurs quant à savoir sur quoi repose cette garantie.

prochaine intervention intervention précédente

Le président:
    Merci, madame McLeod.

    Monsieur Marston, la parole est à vous.

prochaine intervention intervention précédente

M. Wayne Marston (Hamilton-Est—Stoney Creek, NPD):
    J'ai quelques brèves questions à poser.

    Premièrement, les deux sociétés sont-elles régies par la même réglementation que la SCHL?

    Deuxièmement, cela n'accroît-il pas la responsabilité des Canadiens comparativement à ce qu'elle était lorsque la SCHL était seule sur le marché?

    Troisièmement, l'une ou l'autre de ces deux sociétés a-t-elle été touchée par la crise hypothécaire aux États-Unis?

prochaine intervention intervention précédente

Mme Jane Pearse:
    Vous voulez d'abord savoir si la loi est la même pour les assureurs hypothécaires privés et pour la SCHL.

prochaine intervention intervention précédente

M. Wayne Marston:
    C'est exact. Je vous demande s'ils sont régis par la même réglementation.

prochaine intervention intervention précédente

Mme Jane Pearse:
    La SCHL est actuellement régie par une mesure législative. En fait, il y en a plusieurs, mais vous verrez à la toute fin de la partie 7 qu'il y a des modifications corrélatives, lesquelles s'appliquent à la Loi nationale sur l'habitation. La SCHL doit se conformer à cette loi.

prochaine intervention intervention précédente

M. Wayne Marston:
    Les deux autres sociétés le doivent-elles?

prochaine intervention intervention précédente

Mme Jane Pearse:
    Non.

prochaine intervention intervention précédente

M. Wayne Marston:
    D'accord. Je voudrais ensuite savoir si le fait que ces sociétés ne sont pas régies par la même réglementation accroît la responsabilité des Canadiens. Enfin, l'une de ces deux sociétés a-t-elle été touchée par la crise hypothécaire aux États-Unis?

prochaine intervention intervention précédente

Mme Jane Pearse:
    Nous ne prévoyons pas de changement sur le plan de la responsabilité. Les sociétés sont actuellement actives au sein du marché canadien en vertu d'un contrat avec le gouvernement. Comme je l'ai dit, ce projet de loi transforme essentiellement ce contrat en une mesure législative, et nous ne prévoyons aucune modification des règles du jeu.

    L'une des caractéristiques les plus importantes de ce cadre, ce sont les critères d'admissibilité aux prêts hypothécaires sous-jacents. Les sociétés d'assurance hypothécaire privées et la SCHL ont respecté un ensemble de critères établis par le ministre des Finances au cours des trois ou quatre dernières années. Cela ne change pas dans cette mesure législative.

   -(1835)  

prochaine intervention intervention précédente

M. Wayne Marston:
    La dernière question, bien sûr, est la suivante : l'une ou l'autre de ces compagnies a-t-elle été touchée par la crise hypothécaire aux États-Unis?

prochaine intervention intervention précédente

Mme Jane Pearse:
    Genworth, c'est Genworth Canada, et sa société mère est...

prochaine intervention intervention précédente

M. Wayne Marston:
    Oui. Appartient-elle exclusivement à des Canadiens...?

prochaine intervention intervention précédente

Mme Ling Wang:
    Sa société mère est une compagnie américaine, mais il s'agit d'une compagnie canadienne inscrite à la Bourse de Toronto. Elle est réglementée par le Bureau du surintendant des institutions financières.

    L'autre compagnie active, Canada Guaranty, s'appelait auparavant AIG, la filiale canadienne, mais elle a depuis été achetée par des Canadiens. C'est une société privée.

prochaine intervention intervention précédente

Le président:
    Madame Glover, avez-vous une brève question à poser?

prochaine intervention intervention précédente

Mme Shelly Glover (Saint-Boniface, PCC):
    Merci, monsieur le président. J'en ai deux, pour clarifier certains points.

    Mme Nash a parlé du niveau de 90 p. 100. D'après ce que je comprends, il existait auparavant, n'est-ce pas?

prochaine intervention intervention précédente

Mme Jane Pearse:
    Oui.

prochaine intervention intervention précédente

Mme Shelly Glover:
    Ce n'est donc pas un changement.

    En ce qui concerne la question de M. Marston, à propos de la responsabilité, qu'arriverait-il si nous ne procédions pas de la façon dont nous le faisons? Y a-t-il une alternative?

prochaine intervention intervention précédente

Mme Jane Pearse:
    Ce sont des contrats existants; donc, si ce projet de loi ne va pas de l'avant, ils resteront en vigueur.

prochaine intervention intervention précédente

Mme Shelly Glover:
    Donc, quelle que soit la responsabilité, elle serait la même...?

prochaine intervention intervention précédente

Mme Jane Pearse:
    Exactement.

prochaine intervention intervention précédente

Mme Shelly Glover:
    Très bien.

    Merci.

prochaine intervention intervention précédente

Le président:
    Madame Sgro, vous avez la parole.

prochaine intervention intervention précédente

L'hon. Judy Sgro (York-Ouest, Lib.):
    Depuis combien de temps ces deux compagnies s'intéressent-elles à cette question? Y en a-t-il d'autres qui s'y intéressent?

prochaine intervention intervention précédente

Mme Jane Pearse:
    Bon nombre de sociétés sont entrées sur le marché canadien et en sont sorties au cours des 10 à 15 dernières années. Comme Ling l'a expliqué, Canada Guaranty s'appelait auparavant AIG, et Genworth s'appelait la Compagnie d'assurance d'hypothèques du Canada. Il y a donc eu des changements, des entrées et des sorties, ce qui illustre la compétitivité du marché.

 intervention précédente

Le président:
    Merci.

    Je vous remercie, chers collègues.

    Je remercie également Mme Pearse et Mme Wang d'avoir répondu à nos questions aujourd'hui.

    Mesdames et messieurs, avant de clore la séance, je tiens à vous informer que nous nous réunirons lundi matin à 10 heures, si possible dans cette pièce, mais surveillez l'avis de convocation.

    Je vous remercie. La séance est levée.